|
Abstract: . . . montré ce que l’on peut obtenir en partant d’une pensée et de méthodes com- plètement différentes. Ces métho- des, qui ne sont pas propres aux Ja- ponais, ressortent d’une perspective diamétralement opposée à la pen- sée dans ISO 9000. Si la commu- nauté de la qualité avait exigé la mise à l’épreuve d’ ISO 9000 avant de la promulguer, elle aurait sans doute été obligée de trouver un mo- dèle de management qui aurait été profitable à tous. De sérieuses charges La plus grave accusation portée contre ISO 9000 est qu’elle n’a fait que renforcer le courant Comme le montre la couverture de l’ouvrage de John Seddon, «In Pursuit of Quality» (voir p. 11), ce consultant britannique en management s’estime, pour ce qui concerne ISO 9000, résolument à contre-courant. Page 4 ISO 9000 INFO 4/1998 14 actuel en matière de gestion, celle-là même qui est à l’origine du recul de la compétitivité. Les préceptes d’ ISO 9000 s’appliquent parfaitement au concept de pro- duction de masse, c’est-à-dire «ordonner et contrôler». La maî- trise du travail en spécifiant et en contrôlant des procédures est une variation sur le thème de la con- ception du travail en spécialisa- tions fonctionnelles, séparant la prise de décision de l’exécution et donnant aux responsables la tâche de prendre des décisions sur la base d’informations sur la production ou sur le budget. Il existe une meilleure voie. Elle part de l’entreprise considé- rée comme un système ouvert de «l’extérieur vers l’intérieur» et non de «haut en . . . . . . cher sur les mêmes problèmes généraux. Certains ont indubita- blement tiré parti de la clarifica- tion de leurs procédures, mais ces avantages auraient été tout aussi possibles sans la bureaucratie in- hérente et la raideur face à l’amélioration. Il ne s’agit pas seulement du fait que l’ ISO 9000 a peu ou prou nui à la performance actuelle, elle met des œillères qui ont em- pêché de voir ce qui aurait pu améliorer l’efficacité d’une ma- nière radicale. Si la Commission européenne veut véritablement améliorer la compétitivité des entreprises, l’abolition d’ ISO 9000 contribuerait au moins à mettre un frein aux dégâts ac- tuels, d’autant plus qu’une telle mesure permettrait de susciter l’intérêt des responsables qui res- tent peu convaincus qu’ ISO 9000 soit plus qu’un coût supplémen- taire infligé au commerce. Q . . . --3000,2,750,2477,15181
|